LIBAN : les États-Unis prêts à prolonger d’un an le mandat de la Finul.
- Rossina NGOMA

- 30 août 2025
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 4 sept. 2025
Après plusieurs semaines d’incertitudes, Washington a finalement levé ses réserves. Les États-Unis ont annoncé, mardi 26 août, par la voix de leur émissaire Tom Barrack, qu’ils approuveront la prolongation d’un an du mandat de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul). Cette décision intervient à quelques jours de l’expiration du mandat actuel, prévue à la fin du mois d’août.

Créée en 1978 et renforcée après la guerre de 2006 entre Israël et le Hezbollah, la Finul joue un rôle crucial dans le maintien de la stabilité au sud du Liban. Ses Casques bleus, déployés le long de la Ligne bleue frontière de facto entre Israël et le Liban agissent comme une force tampon afin d’éviter une reprise des hostilités dans une région marquée par des tensions récurrentes.
Ces dernières semaines, plusieurs pays membres du Conseil de sécurité avaient exprimé leur souhait de voir le mandat de la Finul prolongé. Mais les États-Unis, longtemps réticents, craignaient que cette mission ne réponde pas pleinement aux enjeux sécuritaires de la région et souhaitaient revoir ses modalités. Le feu vert annoncé mardi marque donc un tournant, traduisant une volonté de compromis au sein des discussions diplomatiques.
Cette prolongation, si elle est entérinée par le Conseil de sécurité, permettra à la Finul de poursuivre ses patrouilles et ses opérations de surveillance, tout en maintenant un cadre de coopération avec l’armée libanaise. Elle constitue aussi un signal fort de l’importance accordée par la communauté internationale à la préservation de la stabilité au Liban, dans un contexte régional déjà fragilisé par de multiples crises.
En acceptant de soutenir la mission pour une année supplémentaire, les États-Unis confirment que, malgré leurs réserves initiales, la présence des Casques bleus demeure indispensable pour éviter une escalade entre Israël et le Liban. Une décision qui, au-delà du jeu diplomatique, rappelle que la paix fragile dans le sud du pays reste un enjeu collectif et prioritaire.
Rossina Mgoma





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