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CAMEROUN: l’attaque d’un bus, imputée à BokoHaram, des enfants kidnappés.

  • Photo du rédacteur: Aïssata SANOGO
    Aïssata SANOGO
  • 20 août 2025
  • 2 min de lecture

Dans l'extrême-nord du Cameroun précisément à  Zigagué sur la route Kousseri-Maroua, un bus de 18 places a été pris d’assaut le jeudi 14 août 2025. Entrainant ainsi l’enlèvement d’une dizaine de passagers, au nombre desquels, figure cinq enfants, qui seraient toujours aux mains des assaillants.



Les soldats camerounais patrouillent dans une zone rurale à l'aide d'un véhicule militaire armé, faisant preuve de préparation et de vigilance.
Les soldats camerounais patrouillent dans une zone rurale à l'aide d'un véhicule militaire armé, faisant preuve de préparation et de vigilance.

Selon le trihebdomadaire camerounais L'Œil du Sahel, le conducteur du bus et les femmes auraient été relâchés mais plusieurs enfants dont cinq, tous d'une même famille seraient encore parmi les kidnappés. Même si pour l’heure,  aucune revendication n’a été faite, il est à noter selon un survivant, qu’avant de commettre leur sale besogne les malfaiteurs ayant débarqués au sein du bus se sont présentés comme des membres de Boko Haram, cette organisation terroriste qui sévit dans la région frontalière du Nigeria et du Tchad depuis plus d’une dizaine d’années.


Face à ce drame, les habitants évoquent  "un sentiment d'abandon" et plusieurs hommes politiques, dont Maurice Kamto, principal opposant camerounais à l'élection présidentielle prochaine, ont tiré sur la sonnette d’alarme afin d’interpeller le gouvernement et les autorités locales quant à la nécessite d’agir pour la libération des otages et  l’accompagnement des familles de ces innocentes victimes.


Pour rappel, au cours de ces dernières années , le Cameroun a essuyé de nombreux dégâts matériels et d'innombrables pertes en vies humaines sous les attaques des insurgés du groupe né au Nigeria Boko Haram. Plus de 320 000 personnes ont été déplacées de chez elles en raison du conflit, y compris les personnes déplacées à l'intérieur du pays (PDI) et les réfugiés, créant des camps surpeuplés et mettant à rude épreuve les ressources dans les communautés d'accueil.

Le conflit a gravement perturbé l'activité économique dans les régions touchées, en particulier dans l'Extrême-Nord, ce qui a eu un impact sur l'agriculture, le commerce et d'autres secteurs vitaux.


La région du Grand Nord est confrontée à une insécurité accrue en raison des attaques de Boko Haram, y compris les attentats suicides et l'utilisation d'engins explosifs improvisés (IED), ce qui rend difficile le fonctionnement des organisations humanitaires et le fait que les communautés se sentent en sécurité.Les fermetures d'écoles et le déplacement des élèves ont eu un impact significatif sur le système éducatif, de nombreux enfants étant incapables d'aller à l'école, selon le HCR..


Bien que les premières attaques aient eu lieu en mars 2014, la présence du groupe djihadiste dans la région de l'Extrême-Nord du Cameroun remonte au moins à 2011. Il aurait bénéficié d'un réseau de collaborateurs locaux et a exploité les vulnérabilités que la région partage avec le nord-est du Nigeria. Ce qui a favorisé l'augmentation de la coopération militaire régionale, en particulier entre les forces nigérianes et camerounaises, a conduit à certains gains dans la lutte contre Boko Haram, mais des défis subsistent.



Aïssata SANOGO

 
 
 

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